Ivalua

Les dépenses Achats se répartissent en deux grandes catégories : les dépenses directes et les dépenses indirectes. Bien comprendre leur différence est essentiel pour définir la bonne stratégie Achats.

  • Les dépenses directes correspondent aux matières premières, composants et emballages qui entrent dans la fabrication du produit final.
  • Les dépenses indirectes regroupent, quant à elles, les biens et services nécessaires au fonctionnement de l’entreprise (informatique, maintenance, installations ou encore services professionnels) sans être intégrés au produit lui-même.

Dans ce guide, nous expliquons les spécificités de chaque catégorie et leur impact sur la stratégie fournisseurs, la gestion des risques et la maîtrise des coûts.

À retenir

  • Les dépenses directes financent la production ; les dépenses indirectes soutiennent le fonctionnement de l’entreprise.
  • Des systèmes distincts créent des silos. Ils limitent la visibilité, alourdissent les processus et compliquent le pilotage des dépenses.
  • Une plateforme Achats unifiée centralise l’ensemble des dépenses. Résultat : plus de visibilité, un meilleur contrôle et une prise de décision plus rapide.

Que sont les dépenses directes ?

Les dépenses directes regroupent les achats directement liés à la fabrication d’un produit : matières premières, composants, emballages ou encore production sous-traitée. En d’autres termes, elles correspondent à tous les éléments qui entrent dans la composition du produit fini.

Dans les entreprises industrielles, elles représentent souvent jusqu’à 80 % des dépenses Achats et sont intégrées au coût des marchandises vendues (COGS ou Cost of Goods Sold). Elles se caractérisent par des volumes importants, des spécifications techniques précises et des relations fournisseurs de long terme, centrées sur la qualité, la fiabilité et la continuité d’approvisionnement.

L’acier, les plastiques, les semi-conducteurs, les moteurs ou encore le fret entrant servant à acheminer les matières premières vers les sites de production en sont quelques exemples.

Parce qu’elles conditionnent directement la continuité de la production, ces dépenses nécessitent un pilotage rigoureux. Les entreprises doivent coordonner les prévisions de demande, gérer les évolutions techniques et collaborer étroitement avec leurs fournisseurs afin de trouver le bon équilibre entre disponibilité des stocks, coûts et performance industrielle.

Pour répondre à ces enjeux, la plateforme Ivalua réunit au sein d’un même environnement l’ensemble des capacités nécessaires aux Achats directs. Elle prend en charge la gestion des matières premières, y compris l’approvisionnement basé sur les nomenclatures (BOM ou Bill of Materials) et l’analyse des coûts, ainsi que la gestion de la qualité produit et des lancements. Elle facilite également la collaboration avec les fournisseurs grâce au partage des commandes prévisionnelles, des prévisions de demande et des données d’inventaire. Reposant sur un modèle de données unique et une expérience utilisateur homogène, la plateforme élimine le besoin de multiplier les outils spécialisés tout en offrant une visibilité complète sur les Achats directs.

Voyons maintenant en quoi les dépenses indirectes répondent à des enjeux différents.

Que sont les dépenses indirectes ?

Les dépenses indirectes regroupent les biens et services indispensables au fonctionnement de l’entreprise, sans être intégrés au produit final. Elles couvrent les achats du quotidien et représentent généralement entre 20 et 30 % du chiffre d’affaires. Réparties sur de nombreuses catégories, elles impliquent souvent des parties prenantes en dehors des équipes Achats.

Contrairement aux dépenses directes, les dépenses indirectes se caractérisent par un grand nombre de fournisseurs et des montants unitaires plus faibles. Elles incluent notamment les abonnements SaaS, les prestations juridiques et de conseil, les fournitures et services généraux, la maintenance, les déplacements professionnels ou encore les services RH.

Leur caractère décentralisé complique souvent leur pilotage. Sans visibilité globale ni processus harmonisés, les entreprises s’exposent à des dépenses non maîtrisées (ou dépenses hors contrat), et à une gestion inefficace des achats de Classe C au sein des différents services. L’enjeu consiste donc à encadrer ces achats avec des politiques, des processus et des contrôles cohérents, sans ralentir les utilisateurs.

C’est précisément l’objectif d’une plateforme unifiée comme Ivalua. Elle centralise les demandes d’achat au sein d’un portail unique enrichi par l’IA, simplifie les achats via des catalogues, des demandes d’achat et des bons de commande, puis automatise le traitement des factures. Parce que ces fonctionnalités reposent sur un modèle de données unique et une expérience utilisateur homogène, elles s’intègrent naturellement aux processus des Achats directs.

Cette approche permet de standardiser les processus à l’échelle de l’entreprise tout en adaptant les workflows aux différentes catégories de dépenses et aux exigences réglementaires, sans développement spécifique.

Axon’ Cable modernise la gestion de ses achats indirects

En France, la modernisation de la gestion des achats indirects s’impose comme un levier prioritaire pour accroître l’efficacité opérationnelle et centraliser les dépenses à l’échelle du groupe. C’est l’orientation stratégique prise par le groupe industriel français Axon’ Cable, spécialiste de la conception et de la fabrication de câbles et de connecteurs pour les secteurs de pointe (aéronautique, spatial, défense et médical). Présent mondialement à travers plus de 15 sites de production, le groupe a rationalisé l’ensemble de ses flux pour capter des gains de productivité rapides.

Le déploiement de la solution eProcurement d’Ivalua a été réalisé en un temps record. La mise en œuvre a inclus une intégration complète avec l’ERP d’Axon’ Cable, une connexion fluide aux bases fournisseurs existantes, ainsi que le déploiement de 11 catalogues PunchOut, simplifiant la gestion des catalogues et améliorant l’expérience utilisateur. Selon Brice Thouant, Acheteur chez Axon’ Cable : « L’ergonomie intuitive de la solution a facilité son adoption par les équipes d’Axon’ Cable, générant des gains d’efficacité significatifs dans les achats indirects. »

Voyons maintenant pourquoi les dépenses directes et indirectes gagnent à être pilotées au sein d’une même stratégie Achats.

Dépenses directes vs dépenses indirectes : quelles sont les principales différences ?

Si les dépenses directes et indirectes relèvent toutes deux des Achats, elles répondent à des logiques opérationnelles très différentes. Ces différences influencent la stratégie fournisseurs, les processus de gouvernance et les outils nécessaires pour les piloter efficacement.

  • Impact sur l’activité : les dépenses directes ont un effet immédiat sur la qualité des produits, la continuité de la production et le coût des marchandises vendues (COGS). Les dépenses indirectes, quant à elles, contribuent avant tout à l’efficacité opérationnelle et à la maîtrise des coûts.
  • Relations fournisseurs : les Achats directs reposent généralement sur un nombre limité de fournisseurs stratégiques avec lesquels l’entreprise entretient des partenariats de long terme. Les Achats indirects impliquent une base fournisseurs beaucoup plus large et des relations souvent plus transactionnelles.
  • Exigences techniques : les catégories directes sont soumises à des spécifications précises, à des normes industrielles et aux exigences des clients. Les catégories indirectes offrent généralement davantage de flexibilité et répondent principalement aux besoins des différents métiers.
  • Modes d’achat : les Achats directs sont planifiés en fonction des prévisions de demande et des cycles de production. Les Achats indirects sont souvent plus décentralisés et déclenchés au fil des besoins des équipes.
  • Profils de risque : une rupture d’approvisionnement en Achats directs peut interrompre la production et affecter le chiffre d’affaires. Pour les Achats indirects, les principaux risques concernent davantage les dépenses hors contrat, les écarts de conformité et les pertes d’efficacité.

Ces différences justifyent des approches de gouvernance adaptées, tant pour la gestion des catégories que pour la gestion des fournisseurs. Pourtant, de nombreuses organisations continuent de piloter les dépenses directes et indirectes dans des systèmes distincts, créant des silos qui limitent la visibilité et compliquent l’analyse des dépenses.

Une plateforme unifiée comme Ivalua élimine ces cloisonnements en prenant en charge l’ensemble du processus, de la demande d’achat jusqu’au paiement, pour les catégories directes comme indirectes. Grâce à un modèle de données unique et une expérience utilisateur homogène, elle offre une vision consolidée des dépenses à l’échelle de l’entreprise tout en permettant d’appliquer des règles de gouvernance spécifiques à chaque catégorie. Les processus peuvent ainsi être adaptés aux marchés, aux unités opérationnelles et aux exigences réglementaires, sans perdre les bénéfices d’une plateforme unique.

Voyons maintenant certaines réalités opérationnelles, souvent méconnues, qui distinguent ces deux catégories de dépenses.

Ce que les guides génériques ne disent pas sur la gestion des dépenses

Les guides présentent souvent les dépenses directes et indirectes comme deux catégories bien distinctes, chacune avec ses propres bonnes pratiques. Sur le terrain, la réalité est beaucoup plus nuancée.

Les entreprises doivent composer avec des processus encore largement manuels, des systèmes cloisonnés et une implication parfois trop tardive des équipes Achats dans le développement des produits. Résultat : une visibilité incomplète sur les coûts, des opportunités d’économies manquées et des risques d’approvisionnement qui peuvent rapidement s’amplifier.

Pour relever ces défis, il ne suffit plus d’optimiser les processus existants. Les organisations ont besoin d’une approche plus proactive, capable d’améliorer la collaboration, d’automatiser les tâches à faible valeur ajoutée et de donner aux équipes une vision complète des dépenses afin d’anticiper les risques plutôt que de les subir.

Le problème des feuilles de calcul est plus important qu’il n’y paraît

Malgré des années d’investissements dans les technologies Achats, 50 % des équipes Achats utilisent encore Excel pour analyser leurs données. Les acheteurs passent ainsi un temps considérable à corriger des erreurs, consolider des informations issues de systèmes disparates et rapprocher manuellement les données. Résultat : une visibilité limitée sur les dépenses et des opportunités d’économies qui passent inaperçues.

Cette dépendance aux tâches manuelles a un coût. Près d’une équipe Achats sur deux constate une baisse de productivité liée à la saisie de données et à la correction d’erreurs, tandis que seuls 43 % des responsables Achats font de la transformation numérique une priorité. Les organisations restent ainsi enfermées dans un cercle vicieux où les équipes consacrent davantage de temps à préparer les données qu’à les exploiter.

L’une des principales causes est la fragmentation des systèmes. Les dépenses directes et indirectes sont souvent gérées dans des applications distinctes, voire en dehors de tout système pour certaines catégories indirectes. Sans référentiel unique, il devient difficile d’obtenir une vision consolidée des dépenses, d’identifier les leviers d’économies ou de suivre efficacement les KPI Achats. À l’inverse, les entreprises qui numérisent leurs processus peuvent réduire jusqu’à 40 % la charge de travail liée aux tâches manuelles.

Une plateforme unifiée comme Ivalua supprime cette fragmentation dès la source. Son modèle de données unique centralise les dépenses directes et indirectes afin de fournir une vision complète de l’ensemble des catégories. Les fonctionnalités d’analyse des dépenses s’appuient ensuite sur ces données consolidées, tandis que les capacités d’IA, notamment les Agents IA, accélèrent la collecte, l’analyse et la synthèse des informations. Les équipes Achats disposent ainsi d’informations exploitables à la demande plutôt que de simples rapports statiques.

Le lancement de nouveaux produits : un angle mort qui pèse sur les marges

Le lancement d’un nouveau produit représente souvent une forte hausse des dépenses directes. Pourtant, dans de nombreuses entreprises, les équipes Achats sont encore sollicitées trop tard pour avoir un réel impact sur les coûts.

En pratique, seuls environ 12 % des fabricants impliquent les Achats avant la phase de prototypage, alors que 70 à 80 % du coût final d’un produit est déterminé dès sa conception. Une fois les spécifications techniques validées par les équipes d’ingénierie, les possibilités d’optimiser les coûts ou de réduire les risques deviennent beaucoup plus limitées.

C’est pourquoi les entreprises les plus performantes intègrent les Achats dès les premières étapes du développement produit. Une plateforme unifiée comme Ivalua facilite cette collaboration grâce à des fonctionnalités dédiées à la gestion des programmes, au cycle de vie des nomenclatures (BOM) et à l’approvisionnement en matières premières. Les équipes d’ingénierie et les Achats peuvent ainsi travailler à partir des mêmes données, évaluer les capacités des fournisseurs, comparer les compromis entre coûts, risques et performances, puis prendre les bonnes décisions tant que les choix de conception restent ouverts.

La plateforme accompagne également les processus de qualification des fournisseurs et des composants afin de sécuriser les lancements de nouveaux produits, même lorsque les délais sont particulièrement contraints.

Le coût total à l’arrivée : l’angle mort qui fausse les décisions d’achat

Les guides expliquent souvent que les dépenses directes influencent le coût des marchandises vendues (COGS). En revanche, ils passent généralement sous silence une difficulté majeure : connaître le coût réel d’un composant.

Si 95 % des entreprises disposent d’une visibilité sur leurs fournisseurs de premier rang, moins d’une sur deux (42 %) est capable de remonter plus loin dans sa supply chain. Or, le coût total à l’arrivée ne se limite pas au prix d’achat. Il intègre également les droits de douane, les tarifs, le transport, la manutention, le stockage et de nombreux autres coûts répartis entre plusieurs équipes et systèmes.

Les contrats fournisseurs sont gérés par les Achats, les coûts de transport par la logistique, les droits de douane par les équipes spécialisées, les frais de stockage par la finance… Cette fragmentation complique considérablement la comparaison des offres, notamment lorsqu’elles proviennent de fournisseurs internationaux soumis à des devises, des réglementations et des niveaux de droits de douane différents.

Le contexte actuel accentue encore cette complexité. Près de 82 % des supply chains sont désormais affectées par de nouveaux droits de douane, avec un impact sur 20 à 40 % de leurs activités. Sans données consolidées sur les coûts, il devient presque impossible de mesurer rapidement les conséquences d’une évolution tarifaire ou d’anticiper son effet sur les marges.

Cette absence de visibilité explique aussi pourquoi de nombreuses entreprises peinent à réagir efficacement. Environ 39 % constatent une hausse des coûts fournisseurs et des matières premières sans en identifier précisément les causes. Faute d’informations fiables, elles privilégient souvent des stratégies défensives, comme l’augmentation des stocks (45 %) ou la diversification des sources d’approvisionnement (39 %), sans savoir si ces décisions améliorent réellement leur coût total.

Pour prendre de meilleures décisions, il est essentiel d’analyser la structure complète des coûts dès la phase de sourcing, avant même l’attribution du marché. Une analyse détaillée des coûts (matières premières, main-d’œuvre, transformation, composants achetés, logistique, outillage et autres postes) permet de comparer les offres sur une base homogène et d’identifier les véritables facteurs de coût.

En normalisant ces données, les équipes Achats ne comparent plus des devis globaux difficiles à interpréter. Elles identifient précisément les facteurs qui expliquent les écarts entre fournisseurs et distinguent les évolutions conjoncturelles des différences structurelles. Les négociations peuvent ainsi se concentrer sur l’optimisation collaborative du coût total à l’arrivée, plutôt que sur une simple pression sur les prix.

Les perturbations de la supply chain deviennent la norme

Les perturbations de la supply chain ne ralentissent pas : elles s’intensifient. En 2024, leur nombre a augmenté de 38 % par rapport à l’année précédente. Pour la quatrième année consécutive, les secteurs les plus exposés sont les sciences de la vie, la santé, l’industrie manufacturière, les hautes technologies et l’automobile.

Cette évolution s’explique par une accumulation de facteurs. Les événements climatiques extrêmes ont progressé de 119 %, avec une forte hausse des inondations (+214 %) et des ouragans (+101 %). Les risques géopolitiques ont augmenté de 123 %, tandis que les évolutions réglementaires, notamment les nouveaux droits de douane, ont bondi de 128 %. Dans le même temps, les prix des matières premières ont atteint un niveau de volatilité inédit depuis plusieurs décennies.

Dans ce contexte, les équipes Achats ne peuvent plus s’appuyer sur des supply chains stables ni sur des coûts prévisibles. Elles doivent pouvoir identifier rapidement des fournisseurs alternatifs, mesurer l’impact des changements sur les coûts et adapter leur stratégie en temps réel. Des pratiques comme la gestion des stocks par le fournisseur (VMI ou Vendor Managed Inventory) prennent ainsi de l’importance, en permettant aux fournisseurs eux-mêmes de suivre la demande et de réapprovisionner les stocks de manière proactive afin de limiter les ruptures.

L’un des scénarios les plus fréquents illustre parfaitement cet enjeu : depuis six ans, l’incendie d’un site de production figure parmi les principales causes de perturbation. Lorsqu’un fournisseur critique est soudainement indisponible, les équipes Achats doivent immédiatement savoir quels fournisseurs alternatifs sont qualifiés, quelle est leur capacité de production, quels seront les impacts sur les coûts et les délais, puis réorienter les commandes sans attendre. Cette réactivité repose avant tout sur des données fournisseurs centralisées et des solutions de gestion des risques déjà identifiées.

Une plateforme unifiée comme Ivalua aide les entreprises à passer d’une gestion réactive à une véritable stratégie de résilience. Ses fonctionnalités de collaboration avec les fournisseurs et de gestion des risques permettent d’identifier rapidement les alternatives disponibles, de visualiser leur capacité et de mobiliser des fournisseurs déjà qualifiés. Les Agents IA peuvent ensuite orchestrer les différentes étapes nécessaires au changement de fournisseur, accélérant ainsi la prise de décision et la continuité des opérations face aux perturbations.

Comment gérer les dépenses directes de manière stratégique

Une gestion performante des dépenses directes ne se limite pas à négocier les prix. Elle repose sur trois priorités : unifier les données, impliquer les Achats plus tôt et anticiper les risques.

  • Privilégier une visibilité unifiée plutôt qu’une multiplication des outils. Des systèmes fragmentés génèrent des tâches manuelles et créent des angles morts qui ralentissent la prise de décision. Une plateforme couvrant l’ensemble des dépenses et des fournisseurs permet de consolider les analyses, de modéliser différents scénarios et d’adapter les règles de gouvernance aux catégories directes comme indirectes. Cette visibilité renforce la gestion par catégorie et fait émerger de nouvelles opportunités d’économies à l’échelle de l’entreprise.
  • Impliquer les Achats dès la conception. Une stratégie Achats efficace commence bien avant le lancement du produit. En intervenant en amont, les équipes peuvent évaluer les capacités des fournisseurs, étudier des matériaux alternatifs et arbitrer entre coûts et risques tant que les choix restent ouverts. Le partage des données de nomenclature (BOM) entre les Achats et l’ingénierie facilite cette collaboration et améliore la prise de décision.
  • Anticiper les perturbations pour renforcer la résilience. Attendre qu’un fournisseur fasse défaut est déjà trop tard. Les équipes Achats doivent identifier et qualifier des fournisseurs alternatifs en amont, surveiller la santé financière de leurs partenaires ainsi que les risques géographiques, et suivre en continu les performances de leur base fournisseurs.

Ivalua réunit ces capacités au sein d’une plateforme unique dédiée à la gestion des dépenses. Elle couvre notamment la gestion des demandes d’achat, des matières premières, du sourcing et des contrats, les achats en ligne, la facturation et les paiements, la gestion des risques et de la performance fournisseurs ainsi que l’analyse des dépenses. Ses Agents IA peuvent également prendre en charge des processus en plusieurs étapes afin d’accélérer leur exécution.

Le tout repose sur un modèle de données unifié et une gestion des accès basée sur les rôles. Les équipes peuvent ainsi piloter les dépenses directes et indirectes selon leurs exigences propres, tout en bénéficiant d’une vision consolidée à l’échelle de l’entreprise.

Comment l’IA transforme la gestion des dépenses

À mesure que les volumes de données augmentent et que les écosystèmes fournisseurs se complexifient, il devient de plus en plus difficile pour les équipes Achats d’exploiter efficacement toutes les informations disponibles. Lorsqu’elle est intégrée au cœur d’une plateforme unifiée plutôt qu’ajoutée comme un outil indépendant, l’IA permet d’automatiser les tâches à faible valeur ajoutée, d’améliorer la prise de décision et d’offrir une vision plus complète des dépenses, qu’elles soient directes ou indirectes.

Pour les dépenses indirectes, l’IA améliore l’efficacité, la conformité et l’expérience utilisateur.

  • Achats guidés intelligents. L’IA recommande automatiquement les produits, catalogues et fournisseurs privilégiés afin d’offrir une expérience d’achat simple et intuitive. Elle oriente les collaborateurs vers les achats conformes aux politiques internes et aux contrats en vigueur, limitant ainsi les achats hors contrat et les dépenses non maîtrisées.
  • Détection des anomalies de facturation. Au-delà de la simple reconnaissance de caractères (OCR), l’IA détecte les factures en double, les écarts par rapport aux bons de commande ou les modèles de facturation inhabituels. Elle contribue ainsi à accélérer le traitement des factures tout en renforçant les contrôles.

Pour les dépenses directes, l’IA aide les équipes Achats à mieux anticiper les coûts, les risques et les performances de la supply chain.

  • Modélisation prédictive des coûts. En analysant les historiques d’appels d’offres, les prix des matières premières et les données fournisseurs, l’IA peut estimer les coûts théoriques d’un composant afin de mieux préparer les négociations et les décisions de sourcing.
  • Analyse prédictive de la supply chain. L’IA exploite les délais fournisseurs, les données logistiques et les plannings de production pour anticiper les retards, les ruptures d’approvisionnement ou les expéditions à risque avant qu’ils n’affectent les opérations.
  • Automatisation des contrôles qualité et conformité. L’IA peut analyser des documents tels que les dossiers APQP (Advanced Product Quality Planning) et PPAP (Production Part Approval Process) afin d’identifier des anomalies, de détecter des tendances dans les taux de défauts et de mettre en évidence les risques susceptibles d’impacter la performance des fournisseurs.

En intégrant ces capacités au sein d’une plateforme unique, les équipes Achats gagnent en visibilité, prennent des décisions plus rapidement et consacrent davantage de temps aux activités stratégiques plutôt qu’aux tâches administratives.

La section suivante illustre comment ces approches se traduisent en résultats concrets.

Succès clients : comment moderniser les achats directs et indirects

Axon’ Cable maîtrise ses achats indirects grâce à Ivalua

En France, la modernisation de la gestion des achats indirects s’impose comme un levier prioritaire pour accroître l’efficacité opérationnelle et centraliser les dépenses à l’échelle du groupe. C’est l’orientation stratégique prise par le groupe industriel français Axon’ Cable, spécialiste de la conception et de la fabrication de câbles et de connecteurs pour les secteurs de pointe (aéronautique, spatial, défense et médical). Présent mondialement à travers plus de 15 sites de production, le groupe a rationalisé l’ensemble de ses flux pour capter des gains de productivité rapides.

Le déploiement de la solution eProcurement d’Ivalua a été réalisé en un temps record. La mise en œuvre a inclus une intégration complète avec l’ERP d’Axon’ Cable, une connexion fluide aux bases fournisseurs existantes, ainsi que le déploiement de 11 catalogues PunchOut, simplifiant la gestion des catalogues et améliorant l’expérience utilisateur. Selon Brice Thouant, Acheteur chez Axon’ Cable : « L’ergonomie intuitive de la solution a facilité son adoption par les équipes d’Axon’ Cable, générant des gains d’efficacité significatifs dans les achats indirects. »

Grupo Antolin : centraliser 40 000 fournisseurs sur une plateforme unifiée pour optimiser les Achats de matières premières

Fournisseur mondial d’équipements intérieurs pour l’industrie automobile, Grupo Antolin exploite 150 usines dans 26 pays et emploie plus de 27 000 collaborateurs. Comme de nombreux industriels, l’entreprise faisait face à plusieurs défis majeurs :

  • Des systèmes hérités générant une forte charge de saisie manuelle.
  • Une visibilité limitée sur les risques et la conformité des fournisseurs.
  • Une intégration insuffisante entre les Achats et les systèmes PLM.
  • Une gestion complexe des lancements de nouveaux produits.

En modernisant sa gestion des fournisseurs, Grupo Antolin a automatisé une grande partie de ces processus. Les documents, les données et les nomenclatures (BOM) sont désormais synchronisés automatiquement grâce aux intégrations entre les différents systèmes, libérant les équipes Achats des tâches administratives pour leur permettre de se concentrer sur des activités à plus forte valeur ajoutée.

Cette transformation a également renforcé la collaboration lors des lancements de nouveaux produits. Les équipes Achats interviennent désormais plus tôt aux côtés de l’ingénierie et des fournisseurs, avec une visibilité partagée sur les nomenclatures, les composants, les dépenses directes et les commandes tout au long du processus de développement.

Aujourd’hui, Grupo Antolin pilote près de 40 000 fournisseurs, environ 2 500 opérations d’approvisionnement et plus de 1 200 contrats au sein d’une plateforme Achats unique et d’un portail fournisseurs centralisé. L’entreprise bénéficie ainsi d’une visibilité en temps réel sur l’ensemble de son processus d’approvisionnement en matières premières.

« Grâce à Ivalua, notre organisation a amélioré la collaboration tant en interne qu’en externe avec les fournisseurs, automatisé les processus et considérablement renforcé la visibilité sur l’ensemble de notre processus d’approvisionnement en matières premières. »

Beatriz Jimenez Benito, Directrice des achats – Systèmes et contrôle, Antolin

Découvrez l’étude de cas complète de Grupo Antolin.

Optimiser la gestion des dépenses directes et indirectes

Comprendre la différence entre les dépenses directes et indirectes est indispensable. Mais aujourd’hui, la véritable source de valeur réside dans la capacité à les piloter de manière unifiée.

En centralisant les données, en automatisant les processus et en impliquant les équipes Achats dès les premières étapes du développement produit, les entreprises gagnent en visibilité, réduisent les tâches manuelles et prennent de meilleures décisions. Elles sont également mieux armées pour faire face aux perturbations de la supply chain, à la volatilité des marchés et à l’évolution des exigences réglementaires.

À l’inverse, continuer à gérer les dépenses directes et indirectes dans des systèmes distincts entretient les silos, limite la visibilité et ralentit la prise de décision.

Une plateforme unifiée comme Ivalua permet de concilier des stratégies adaptées à chaque catégorie de dépenses tout en offrant une vision globale de l’ensemble des Achats. Les équipes disposent ainsi des informations nécessaires pour optimiser les coûts, renforcer la résilience de leur supply chain et créer davantage de valeur pour l’entreprise.

Découvrez comment Ivalua modernise l’approvisionnement en matières premières et renforce la collaboration avec les fournisseurs.

FAQ sur les dépenses directes et indirectes


Dans les entreprises industrielles, les dépenses directes représentent généralement entre 60 et 80 % des dépenses Achats, car elles couvrent les matières premières et les composants utilisés dans la fabrication. Les dépenses indirectes correspondent au reste des achats nécessaires au fonctionnement de l’entreprise, sans être intégrés au produit fini.







Doug Keeley

Doug Keeley

Directeur du marketing produit

Doug dirige le marketing produit pour les solutions Sourcing, CLM et Direct Materials d’Ivalua au niveau mondial. Il a plus de vingt ans d’expérience dans le domaine des achats et du SaaS, et a occupé plusieurs postes dans ces deux domaines, notamment dans le conseil en sourcing, la réussite des clients et la supervision des déploiements SaaS pour les entreprises manufacturières mondiales. Connectez-vous avec Doug sur LinkedIn.

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